Au-delà de la découverte des fabrications, nous tenions à parler de ce qui nous avait conduits ici. Thibault, Cyrille et moi avons tous les trois connu plusieurs expériences et exercé différents métiers. Pourtant, nous avons aujourd’hui ce point commun : nous (en) sommes là par choix.
Cela nous semblait important à partager avec des jeunes qui commencent à réfléchir à leur orientation (à qui l'on demande de choisir une orientation). On peut découvrir un métier, s’y former, progresser, puis faire évoluer ses envies. Une première expérience peut ouvrir une porte que l’on ne connaissait pas. On peut aussi changer de voie et trouver, plus tard, une activité dans laquelle on se reconnaît davantage.
Les métiers artisanaux demandent du travail, de l’apprentissage et de la persévérance. Aimer ce que l’on fait ne supprime ni les difficultés ni la fatigue. Mais si l'on a l'envie de comprendre, de recommencer un geste et de chercher à mieux faire, alors il faut foncer.
L'histoire de Cyrille, puis celle de Thibault le démontrent, une visite dans un atelier de tonnellerie peut changer le cours d'une vie (moi c'est un peu différent, c'est d'avoir rencontré le tonnelier aux yeux qui pétillent qui m'a fait changer de vie). Alors on n'aura pas la prétention d'avoir déclenché des vocations, mais peut-être qu'ils se dirigeront vers ce qui leur fait briller les yeux.